• JOSE GRACE BENIE.

    « Je me débrouille pour m’auto produire,  pour nourrir les âmes que le seigneur met a l’écoute de mes chansons »

    Une étoile monte dans le ciel togolais. Hier, artiste en herbe, elle est aujourd’hui une diva, une artiste confirmée du gospel. Originaire des montagnes de Somdina (kozah), José Grâce Béni, de son vrai nom Mazalou MOUKPE est devenu  chouchou des karaen, mais aussi des togolais. Avec les coups de Grâce et de la Bénédiction, mais surtout grâce au travail, elle gravit les marches d’une grande renommée. Découvrez plutôt la face cachée de cette étoile filante ! 

     

    Bonjour madame, vous êtes José Grâce Bénie. Et ce nom, est celui qu’on connaît de l’artiste. Quel est votre nom à l’Etat Civil ?

    Merci pour cette opportunité que vous m’avez offert pour que la population togolaise puisse faire ma connaissance une fois encore ; Que le seigneur vous bénisse. Josée, c’est mon nom de baptême et Grâce-Bénie est mon nom d’artiste ; mon nom à l’Etat Civil c’est Mazalou MOUKPE.                        

     

    De coiffeuse, vous êtes aujourd’hui artiste de la chanson togolaise. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

    Je ne pense pas que ce soit un choix, mais c’est un appel de la part de mon créateur pour son ministère d’Evangélisation à travers la chanson pour que les âmes soient sauvées. Ceux qui ont connu mon salon de coiffure peuvent témoigner mon succès dans ce métier; mais cela ne m’a pas empêché d’abandonner ce salon en faveur de la musique, d’autant puisse que la volonté de Dieu est plus forte que la mienne.

     

    On sait que le métier de chanteuse n’est pas très aisé ; quels sont les obstacles que rencontrez dans la production de vos chansons ?

    Ce métier nécessite  beaucoup de fonds si bien que j’ai besoin des maisons de productions, pour la réalisation parfaite  et la promotion de mes albums, mais hélas !  Je me débrouille pour m’auto produire,  pour nourrir les âmes que le seigneur met a l’écoute de mes chansons. Je n’oubli pas la piraterie qui ronge les artistes et qui est pratiqué dans nos maisons de distribution.

     

    Avec cette  piraterie, arrivez-vous à vivre de votre métier ?

    Notre Dieu a dit dans sa parole que l’ouvrier mérite son salaire, et puisse que je suis son ouvrière, je perçois mon salaire à travers des concerts et j’arrive aussi à faire couler un peu mes disques. Il y a certaines personnes qui aiment les disques originaux !

     

    Lorsqu’on vous écoute, on sent que vous parlez de la vie de couple ; Est-ce à dire que vous avez connu des déceptions ?

    J’ai parlé de la vie de couple dans mon deuxième et troisième album, mais j’avoue d’avoir eu la chance de ne pas connaître de déception. Cependant, j’ai vécu dans des maisons de location ; là, j’ai découvert des conflits, dans certains foyers, qui agissent négativement sur la vie des enfants et qui font d’eux, des orphelins de mères quand bien même leurs mamans soient en vie ; vraiment c’est déplorable ! Et seul le seigneur, est capable de rétablir ces foyers en faveur des enfants.

     

    On vous voit à Kara partout dans les manifestations et on sait que le public vous aime et vous adore. Etes vous déjà aller au-delà de nos frontières et quel a été l’appréciation de ces autres public à votre égard ?

    En dehors de Kara, j’ai fait  des concerts à l’intérieur du pays ; j’ai été plusieurs fois déplacé avec mes danseurs pour la capitale et le public a toujours fait du bruit ; il a été toujours charmant, accueillant quand je suis sur scène. Au-delà de nos frontières, j’avoue que je n’ai pas encore eu une invitation et je l’espère bien dès que ce serait la volonté de celui là qui m’a appelé pour ce ministère.

     

    Parmi vos chansons, quel titre vous a particulièrement marqué ?

    Parmi mes chansons, le titre « mondon-mondon » qui est le deuxième morceau du troisième album m’a beaucoup marqué. Il n’était pas programmé pour cet album, mais à la veille de la fin du travail au studio, j’ai reçue inspiration. Je n’ai pris que moins d’une heure de temps pour le composer. Malgré cela il est le plus aimé et surtout il pèse beaucoup en sens.

     

    Avoir la grâce, c’est aussi une bénédiction. Pour quoi cette juxtaposition dans votre nom  « Grâce & Bénit » ?

    Si nous quittons un peu le monde physique pour le monde spirituel, vous verrez que la « grâce » et la « bénédiction » qui composent mon nom ne signifient pas la même chose. Je m’explique : on peut être bénit dans ce monde en ayant le bien matériel, avoir suffisamment d’argent, avoir aussi des enfants et ne pas jouir de la grâce c'est-à-dire cette liberté que nous a donné notre seigneur Jésus-Christ  par rapport à l’esclavage que nous vivions quand nous étions sous la loi, sans JESUS dans notre vie. On peut aussi avoir toute cette richesse du monde que je viens de cité et jouir aussi de cette grâce que  nous  a donnée JESUS si on  le reçoit bien sûr.

     

    Merci José !

    Merci aussi à vous ! Que le seigneur vous bénisse  pour vos  efforts et que vos activités aillent de l’avant…

     

     

    Interview réalisée par Evelyne ANATE


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  • Commentaires

    1
    stevenson
    Samedi 7 Novembre 2009 à 12:12
    Super! elle a du talent cette mignonne! que la grâce soit avec elle dans l'amour du christ.
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